


En quelques mots :
Les pratiques artistiques de la Compagnie Pêpaloma sont orientées autour du spectacle vivant, et son langage se veut international.
Sa démarche artistique développe l’art du clown, le métissage des langages, à la croisée des champs d’activités : danse, théâtre, conte, marionnette, théâtre d’objet, son... Elle défend une esthétique issue du « théâtre pauvre », qui fait appel à l’imaginaire, à la mémoire collective, et s’appuie sur le plaisir du jeu et la qualité de présence de la comédienne. Ses spectacles, à travers une partition souvent poétique, transmettent une réflexion sur l’environnement, l’Histoire et l’humain.
Elle développe depuis 2009 des propositions de spectacle à domicile ou dans des lieux hors cadres.
Depuis plusieurs années, elle s'intéresse plus spécifiquement au travail de la marionnette et du théâtre d'objet.
Les spectacles :
2003 : Ecoloclown – Solo jeune public, mime, clown
2006 : Une Cigale dans la tête – Duo de poésie
2007 : Les fables de Pêtùla – Répertoire de contes : écriture & jeu Tissia
2009 : La Pêpamobile – Caravane-spectacle itinérant
2011 : Conte soundpainting – Performance sonore, gestuelle et interactive
2011 : Elle était une fois, en coproduction avec L’Écume des Mots
2014 : Le Salon des Pinceaux Perchés – Transformation maquillée dans la Pêpamobile
2014 : Le Tricycl’N’Drum – Déambulation recyclée et musicalisée
2016 : Ce Monsieur Quelconque – Création non (encore) aboutie...
2017 : Le Jardin secret de Nina - Conte, théâtre et marionnettes
2023 : L’Écume des Maux - Théatre, corps et théâtre d'objets
2026 : Mouton Brun - Théâtre d'objet (en cours de création)
La Compagnie Pêpaloma, 20 ans d'histoire(s)...








La Compagnie Pêpaloma est fondée en 2003 par Tissia Montembault, qui expérimente le clown de rue en France et en Europe avant de créer son premier spectacle Ecoloclown.
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Ecoloclown, pour un premier spectacle, est un projet audacieux. Le clown n'est pas fait pour les enfants c'est sans doute pour cela qu'il est souvent affreusement ridicule.
La Compagnie se donne le défi de proposer un spectacle jeune public où le clown à la fois plein de poésie et de fantaisie, avec pour ambition de sensibiliser à l’environnement sans tomber dans la moralisation. L’aspiration est de croiser les domaines artistique, culturel, pédagogique et environnemental, au-delà des mots… car le personnage est un mime. Le message passe et le spectacle tournera 15 ans, dans des petits théâtres, des centres sociaux culturels, des festivals (Châlon dans la rue 2007, Aurillac, les Zardines, les Zaccros d’ma rue, les Arborescences, etc.).
La Compagnie intègre en 2006 Pol’N, collectif d’associations culturelles à Nantes. Elle y restera jusqu’en 2012 et y organisera de nombreux événements, comme les festivals Même pas Morts ou Quartier Libre, ou encore Le Cabaret du jeudi soir.
Elle rejoint le Collectif Quai des Chaps (de 2004 à 2013) et participe à l'organisation de plusieurs éditions du festival du même nom.
Ce collectif lui offrira la possibilité de se produire dans le festival Chalon dans la rue et le off à Aurillac.
En 2006, une seconde version d’Ecoloclown naît sous le regard juste et bienveillant d’Isabelle Le Guénan (La P'tite Scène qui bouge) à Mayotte.
En 2007, Tissia renoue avec l'écriture lors d’une résidence d’écriture à La Turmelière à Liré. Y est écrit Narcisse puis viendront ensuite Les Supershoes à Hugo, La Grande Baignoire, L’Île aux Femmes (directement inspirée de son voyage à Mayotte), El Colorator Imperial, Le Petit Bonhomme de papier. Un répertoire de contes se constitue peu à peu pour donner lieu aux Fables de Pêtùla. Il s’agit d’un travail épuré, avec peu de décor ; tout repose sur la présence de la conteuse. Une autre démarche, un autre défi : la parole et l'expressivité sont ses seuls outils. Cet éventail de contes s’adresse tantôt au jeune public, tantôt au tout public. Ils abordent les thématiques de l'environnement, de l'exclusion, de la révolte pacifiste de femmes, de l'injustice ou de la rencontre avec soi.
Parmi ces fables, celle de Narcisse, l'oiseau miroir est un spectacle à lui tout seul (il dure 40 min). Il a été présenté à Chalon en 2008, ainsi que dans des festivals Jeune Public (Scènes de Canailles, Festi enfant à Orvault), au salon du livre d’Amiens, en médiathèques, bibliothèques et petits théâtres.
2009 sera l'année de la création d'un petit théâtre itinérant, La Pepâmobile, une caravane spectacle, véritable écrin de velours qui ouvre aussi ses portes à d'autres artistes. Inaugurée à Chalon dans la Rue en 2009, elle y proposait des petites formes variées : clown, danse, conte, improvisation, musique, lecture intimiste... La Pêpamobile s'est rendue à Chalon, Aurillac et dans divers festivals. Elle trouve facilement sa place près des chapiteaux comme ce fut le cas au festival Quai des Chaps à Nantes. Les entresorts se construisent et s'inventent aux couleurs de l'événement où elle est invitée.
C'est aussi dans cet espace privilégié, en 2010, que Le Conte Soundpainting a fait ses débuts.
En 2012 la Compagnie Pêpaloma intègre le collectif Les Gens de la Lune et se lie à divers projets d’interventions pédagogiques, de mises en scènes théâtrales pour des groupes scolaires, de créations partagées avec notamment Les Séverine et leur crédo « Qui sème l’imaginaire, récolte le voyage ».
La Pêpamobile permet de proposer, à partir de 2014, Le Salon des Pinceaux Perchés aux enfants sur les événements festifs et culturels. Cette même année, naît Le Tricycl’N’Drum, une déambulation atypique, re-tricyclée et musicalisée en duo avec un percutionniste. Le projet n’ira malheureusement pas au-delà de quelques représentations.
En 2016, un travail à partir de Ce Petit Bonhomme de papier fait presque advenir Ce Monsieur Quelconque... Le projet n’aboutit pas (faute de moyen financier) mais n’a pas encore dit son dernier mot !
Eh oui, la Compagnie Pêpaloma est auto-financée et auto-produite depuis sa création.
2017, création du Jardin secret de Nina sous le regard extérieur de Clémence Allard. C’est un retour au jeune public que la Compagnie souhaite amorcer, notamment pour proposer une alternative techniquement plus légère à Ecoloclown qui reste très demandé.
En 2023, c’est la fermeture administrative de la Compagnie qui n’est heureusement pas synonyme d’arrêt d’activité puisque cette même année, Laure-Anne Guillemot propose à Tissia de reprendre son spectacle, Infirmière à coeur ouvert ; quelques mois plus tard, grâce également au passage express de l’oeil affuté d’Isabelle Le Guénan (La P'tite Scène qui bouge), L’Écume des Maux fait ses premières apparitions chez l’habitant... La Compagnie signe avec ce spectacle une avancée certaine vers le théâtre d’objet, et assied sont envie de témoigner et d’être porteuse de paroles de femmes.
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La rencontre avec la marionnette, le théâtre d'objet et le théâtre de matière ne cesse de susciter l'envie de créer une nouvelle forme. La création en cours Mouton Brun ambitionne de traiter la question complexe de la souveraineté par un support minimaliste et sans parole.
La sortie de création est prévue fin décembre 2026 / début janvier 2027.
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La Compagnie Pêpaloma, c’est encore et toujours beaucoup Tissia, qui de son côté a besoin de se nourrir au sein d’autres compagnies, comme PaQ'la Lune, SBAM, Feu Non Bulle, Théâtre Incognita, Car à Pattes...​
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